Son histoire
C’est en 1718 que les premiers colons Saint-Paulois ou dionysiens ont investis les terres concĂ©dĂ©es par la Compagnie des Indes, dans le but d’y exploiter le cafĂ© qui, jusqu’Ă la fin du XVIIIème siècle a constituĂ© l’une des principales sources de richesse de La RĂ©union. Ils s’installent près de la ravine Sèche vers 1719 lorsque Desforges-Boucher, garde-magasin de la Compagnie des Indes, obtient la concession du Gol, d’ont il ne reste trace aujourd’hui.
La commune n’est créée que le 8 janvier 1894. Antoine Hibon est son premier maire. Auparavant, la zone n’est qu’une section de Saint-Louis. Jusqu’Ă cette date, le territoire Ă©tait plus Ă©tendu qu’il ne l’est actuellement puisque s’Ă©tendant jusqu’aux abords de la gare routière de l’Etang-SalĂ©-les-Bains. Son littoral a rĂ©trĂ©ci sans raison apparente
Deux thĂ©ories s’affrontent quand au nom donnĂ© a la Commune : tout d’abord, celle de Jules Hermann qui s’appuie sur un mot malgache « zavironne » signifiant « lieu que l’on dĂ©couvre de loin » en raison des nombreux points de la commune qui servent d’amers aux pĂŞcheurs en mer. Et celle de Yves PĂ©rotin qui i voie une rĂ©fĂ©rence Ă des Avirons plantĂ©s dans la Greve en signe de reconnaissance. Toutefois une troisième thĂ©orie dit que les Avirons et un nom dĂ©rivĂ© du mot rappelant le « travail du bois longtemps »
L’histoire des Avirons restera Ă jamais marquĂ©e par la figure du père Martin. NommĂ© curĂ© des Avirons le 22 Avril 1879, ce brave homme entreprend la conversion des travailleurs immigrĂ©s hindous, en mĂŞme temps que de leur enseigner les rudiments de l’instruction publique chère Ă la RĂ©publique. ArrĂŞtĂ© par les gendarmes, il leur prĂ©dit un triste sort et effectivement, l’un d’eux chutera mortellement de cheval dans une ravine….Le curĂ© est rĂ©duit Ă dire la messe dans un souterrain du TĂ©velave. Sa tombe, près de l’Ă©glise du centre, est lieu de pèlerinage.
On notera par ailleurs que le botaniste ThĂ©rĂ©sien Cadet (1937-1987) professeur de biologie vĂ©gĂ©tale Ă l’UniversitĂ© de la RĂ©union, spĂ©cialiste et thĂ©oricien des formations vĂ©gĂ©tales des Ă®les Mascareignes et auteurs principaux de la Flore des Mascareignes, Ă©tait originaire de la commune, et plus prĂ©cisĂ©ment du TĂ©velave
La localitĂ© est aujourd’hui un lieu de rĂ©sidence privilĂ©giĂ©, aussi bien pour les travailleurs de l’ouest que du sud. Sa dĂ©mographie a d’ailleurs pris un essor considĂ©rable en quelques annĂ©es et la douce fraĂ®cheur des Hauts, la vue imprenable sur l’ocĂ©an Indien, le littoral, ne sont pas non plus Ă©trangers au phĂ©nomène.
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